Rappel des faits : Michel Rocard souhaite instaurer une taxe sur les émissions de CO2 afin de réduire l’usage des énergies fossiles et promouvoir les technologies propres. En effet, l’ancien premier ministre socialiste propose une taxation à hauteur de 32 euros par tonne de CO2. Concrètement, cela reviendrait à une augmentation de 7 à 8 centimes par litre d’essence (un peu plus pour le diesel).
Cette taxe pourrait rapporter à l’Etat plus de 8 milliards d’euros (sur la base d’une tonne de CO2 facturée 32 euros). Cette proposition ne fait actuellement pas l’unanimité parmi les différents acteurs (associations de consommateurs, responsables politiques, défenseurs de l’environnement) dans la mesure où cette taxe carbone aura des répercutions sur le pouvoir d’achat des ménages (on parle de 300 euros par an en moyenne).
Afin de rassurer les français, Michel Rocard a déclaré lundi qu’il y aurait des compensations pour certains ménages. François Fillon, quant à lui, souhaite ouvrir un grand débat afin de déterminer les modalités d’application de cette contribution énergie-climat (CEC) et le calendrier de mise en œuvre.
Réduire les émissions de CO2 est primordial pour l’environnement. Néanmoins, je ne pense pas qu’ajouter une énième taxe pour renflouer les caisses de l’Etat en période de récession soit une bonne idée. La taxe carbone sur les énergies fossiles ne me paraît pas être la solution dans la mesure ou elle a des répercutions directes sur le pouvoir d’achat.
Le carburant E10, composé à 90% d’essence sans plomb et à 10% de Bioéthanol, est arrivé en France au début du mois d’avril (cf article précédent). Trois mois après son lancement, seulement 8% des stations services distribuent ce carburant dans l’hexagone.
Néanmoins, l’objectif d’équiper 75% des pompes avant la fin de l’année devrait être atteint selon les représentants de la filière. Au 25 juin, 1150 stations services proposent ce type de carburant et environ 15 pompes s’ouvrent quotidiennement.
Pour rappel, la France a décidé de distribuer l’E10 pour remplacer progressivement l’essence sans plomb traditionnelle et pour remplir l’objectif du plan français qui prévoit d’incorporer 7% de biocarburant d’ici 2010. En avril et mai, 100 millions de litres de l’E10 ont été vendus, ce qui représente 7.4% des ventes d’essence.
Pour ma part, roulant dans un véhicule essence, j’utilise l’E10 dès que je trouve une station service proposant ce carburant. J’ai remarqué que la plupart des distributeurs le commercialise à un tarif pouvant aller jusqu’à 5 centimes de moins que le sans plomb 95.
Lors de la réunion du Comité stratégique pour l’automobile, Luc Chatel, le secrétaire d’Etat chargé de l’industrie a annoncé que l’Etat lance un appel à projet de production de véhicules décarbonés (hybrides ou électriques rejetant moins de 60g CO2/km). Le projet sélectionné se verra accorder un prêt de 250 millions à taux bonifié.
Ce plan de développement a pour but d’accélérer la recherche sur une manière pratique de recharger les batteries et de gagner en autonomie.
Selon les estimations des grands constructeurs, ce montant représente une production de seulement 50 000 batteries pour voitures électriques. Cette mesure pourrait donc paraître dérisoire mais je tiens à rappeler qu’elle vient compléter la liste de mesures déjà existante. En effet, l’Etat a déjà investi 1 milliard d’euros sur l’ensemble des dispositifs pour développer la filière de véhicules hybrides et électriques dont le financement des pôles de compétitivité, la mise en place du crédit d’impôt recherche…
Alors que le projet n’a pas encore été sélectionné, quelques grands groupes comme Veolia Environnement, EDF, GDF Suez, Vinci ont déjà passé commande afin de rassurer et stimuler les constructeurs automobiles. La commande atteint le nombre de 100 000 véhicules ce qui permet de commencer une production rentable en usine.
Beaucoup de mesures ont été prises pour réduire les émissions de CO2, mais il me semble que celle-ci est vraiment indispensable pour lancer une production de véhicules décarbonés (hybrides ou électriques) à grande échelle.
Lors de la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Hulot était parvenu à faire signer son pacte écologique par tous les partis politique afin de réduire les émissions de CO2. Le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo avait traduit ce pacte par la mise en place de la taxe carbone dans le Grenelle de l’environnement. Le principe de cette mesure est de taxer l’énergie consommée en France en fonction du CO2 émis.
Simple coïncidence ou manœuvre de communication du gouvernement ?
Au lendemain des élections européennes marquées par le score important d’Europe Ecologique, le gouvernement nous ressort un dossier qui semblait être au placard. Le gouvernement est-il pourvu de bonne intention ou veut-il simplement récupérer les voix des écolos ? Quoi qu’il en soit, j’ai entendu ce matin à la radio que le ministre de l’Écologie réunira les 2 et 3 juillet prochain un conseil d’experts. En attendant, la mise en place de la taxe carbone qui devait voir le jour initialement en 2010 est repoussée à 2011.
Pour ma part, je reste sceptique quant aux intentions du gouvernement. En effet, je crois bon de rappeler que le président envisage de supprimer la taxe professionnelle que doivent verser les entreprises. J’espère que Nicolas Sarkozy ne voit pas à travers cette nouvelle taxe une manière de renflouer les caisses de l’Etat.
Obama avait fait de l’écologie l’un des points important de sa campagne et je me demandais quand allait-il s’attaquer à ce gros morceau.
Enfin… J’ai lu qu’il a annoncé le mardi 19 mai 2009 la mise en place de nouvelles normes afin de réduire la production de gaz à effet de serre. Ce plan intègre des propositions qu’avait fait l’Etat Californien. Son objectif est de réduire les émissions de 40% sur une période de 5 ans (2012-2016).
Les véhicules américains passeraient donc d’une consommation moyenne de 9,4l/100 km à une consommation de 6,6l/100 km. D’après le tableau de conversion établi par le CCFA (Comité des Constructeurs Français), cela représente en moyenne 142,5g de CO2/km pour les véhicules essences.
Ce plan devrait permettre d’économiser 1,8 milliard de barils soit une réduction de 900 millions de tonnes de gaz à effet de serre ce qui reviendrai à supprimer 177 millions de véhicules. Pas mal ! Mais …
Certesle plan établipar le président est ambitieux mais les Etats Unis ont du retard en matière d’émissions de gaz à effet de serre. En effet, nous sommes encore très loin des normes imposées par l’Europe qui a un objectif de 130g de CO2/km pour 2015 soit 5,5l/km.
Le plan de Barack Obama confirme qu’il veut faire de l’écologie l’un des points important de son administration. Je trouve personnellement que ces normes sont une bonne chose mais la route est encore longue pour rattraper leur retard en matière d’écologie
Le carburant E10, composé à 90% d’essence sans plomb et à 10% de Bioéthanol, arrive en France à partir du 1er avril.Ce nouveau biocarburant doit permettre de réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre d’un million de tonnes par an en 2010.
Le carburant E10 est introduit en France deux ans en avance sur le calendrier prévu par l’Union Européenne. Ainsi, la France s’est fixée pour objectif d’atteindre 10% de biocarburants à l’horizon 2015, soit 5 ans avant le reste de l’Europe. Le gouvernement souhaite que 75% des stations-services françaises proposent ce carburant d’ici la fin de l’année.
En France, l’E10 est soumis aux mêmes taux d’imposition que le sans plomb 95. Toutefois, le gouvernement français subventionne la différence entre le coût de l’essence et de l’éthanol avec une réduction d’impôt de 210 €/m3 pour les distributeurs. Grâce à cette déduction, le prix devient très légèrement inférieur à celui de l’essence (on parle de 1 à 2 centimes par litre).
Néanmoins, il est important de rappeler que tout biocarburant engendre une surconsommation de par la capacité énergétique moindre de l’éthanol. De plus, seules les voitures à essence vendues depuis 2000 seront compatibles avec l’E10.
Il me semble que la faible différence de prix et la surconsommation ne permettra pas un développement important de ce carburant. L’E10 risque de n’être utilisé que par les écolos qui souhaitent réduire leurs émissions de CO2. Affaire à suivre…
L’Etat a constitué un groupe de travail pour développer un réseau d’infrastructures pour les véhicules hybrides et électriques. Ce groupe a pour mission d’élaborer une stratégie de développement des infrastructures de recharge pour l’essor des véhicules écologiques rechargeables.
Constructeurs automobiles, distributeurs d’énergie, collectivités locales, professionnels du bâtiment et gestionnaires d’espaces publics devront créer le chaînon manquant entre l’offre et la demande : les infrastructures de charge domestiques, sur le lieu de travail et la voie publique.
Ils travailleront sur quatre domaines : les modèles économiques, les expérimentations, la standardisation, la normalisation des infrastructures ainsi que la législation et la réglementation.
Leurs recommandations sont attendues pour le mois de juin. On espère que ce groupe de travail va permettre le développement et l’émergence d’une offre de véhicules électriques et hybrides rechargeables d’ici … 2012.
Source : Le Journal de l’Automobile du 27 fevrier 2009
Hier, François Fillon a annoncé l’octroi d’une aide de 5 à 6 milliards d’euros en faveur des constructeurs automobiles français à l’occasion des états généraux de l’automobile.
Il n’y a pas de détail pour le moment sur les modalités de ces aides mais les contreparties demandées aux constructeurs semblent pour l’instant concentrées sur le maintien de l’emploi (en France) et le fait que les dirigeants renoncent à leurs bonus.
Pas un mot en revanche pour l’instant sur l’environnement et les efforts qui pourraient être demandés aux constructeurs à cette occasion.
A suivre (de près) car il faut un nouveau souffle pour l’industrie Automobile et celui ci viendra pour partie des efforts en terme d’ innovation dans le domaine de l’écologie.
Le gouvernement propose une prime à la casse de 1000 € sur les voitures de plus de 10 ans pour l’achat d’une voiture neuve émettant moins de 160 g/km de CO2. Les constructeurs français soutiennent la mesure en annonçant à leur tour des surprimes.
Renault et Peugeot étendent la mesure aux véhicules de plus de 8 ans, et Citroën propose 1000 € pour les voitures de plus de 8 ans et 2000 € pour les celles de plus de 10 ans.
C’est en CO2, le bilan sur 11 mois de Nicolas Sarkozy. Ce bilan, calculé par le magazine mensuel Terre Economica depuis le début du Grenelle de l’environnement en octobre 2007, équivaut aux émissions totales annuelles (transport, logement et nourriture) de 1000 Français.
Un bilan « forcement sous-évalué », d’après le magazine qui n’a pas tenu compte, dans ses calculs, des déplacements privés du président.