ExxonMobil va développer un nouveau Biocarburant à base d’algues

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La société pétrolière américaine ExxonMobil veut développer un biocarburant à partir d’algues. Pour cela, Exxon va investir 600 millions de dollars dans les cinq prochaines années et s’allier avec Synthetic Genomics, une société spécialisée dans la recherche génétique.

Les plus grands spécialistes conviennent qu’il faudra de nombreuses années avant d’en faire une source d’énergie viable commercialement. Le succès n’est donc pas garanti comme le souligne Emil Jacobs, le vice-président d’ExxonMobil.

Cette forme de biocarburant me paraît cependant bien adaptée dans la mesure où elle provient d’algues et non de cultures agricoles comestibles (maïs, soja, …).

Energies alternatives : bilan sur les immatriculations (1er trimestre)

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Vous trouverez ci-dessous un court bilan de la part des énergies alternatives (bioéthanol, hybride, GPL) dans les immatriculations du 1er trimestre. Les données proviennent d’Autoactu.com qui est le site de référence concernant l’information automobile professionnelle.

Comme nous avons pu le voir précédemment, l’évolution de la part des véhicules écologiques ne cesse d’augmenter. Néanmoins, cette forte hausse concerne essentiellement les énergies traditionnelles : essence et diesel.

En effet les motorisations alternatives censées être à la pointe de l’écologie sont en net repli sur ce premier trimestre. Ainsi, les véhicules hybrides et ceux roulant au bioéthanol ont connu une forte baisse, respectivement -13 et -59%. Cette forte diminution s’explique par le système de bonus écologique qui favorise le développement des petites citadines faiblement consommatrices de carburant.

Durant le premier trimestre, la part des véhicules roulant au bioéthanol a nettement baissé (-59%) et représente seulement 0.07 % du marché. Saab, avec 146 immatriculations reste leader de ce marché malgré des ventes en recul de 49%. Deuxième acteur de ce marché, Ford avec 123 immatriculations est également en baisse (-18%) malgré une gamme large (Focus, Mondeo, C-Max, S-Max et Galaxy Flexfuel). Ces fortes baisses montrent à quel point ce marché nécessite le soutien des pouvoirs publics pour se développer, ainsi que des incitations fiscales.

Il me semble que le bioéthanol n’est pas prêt de s’imposer en France pour différentes raisons. Tout d’abord, seulement 350 stations services proposent de l’E85 et le nombre de point de vente ne devrait pas exploser cette année. Par ailleurs, le différentiel de prix (environ 25% par rapport au SP95) n’est plus vraiment suffisant pour justifier la différence de consommation (+30% pour un modèle roulant au bioéthanol). Enfin, la plupart de ces véhicules ne bénéficient pas de la prime à la casse dans la mesure où ils rejettent plus de 160g de CO2/km.

En ce qui concerne les véhicules hybrides, les immatriculations sont en recul de 13% avec 1495 immatriculations sur le premier trimestre. Toyota reste leader du segment (68% de part de marché) mais Honda, grâce à la Insight, pourrait renverser la tendance. Les motorisations hybrides représentent 0.3% des immatriculations sur ce trimestre. Cependant, je pense que les immatriculations vont augmenter en fin d’année grâce aux sorties de la nouvelle Prius et de la Classe S hybride.

Seul le GPL semble bien se porter en ce début d’année avec une hausse de 379% ! L’effet offre est incontestablement à l’origine des ventes de motorisations GPL. Avec deux modèles et une politique de promotion importante, Chevrolet représente 71% de ce segment avec pratiquement 1000 immatriculations.

Le GPL pourrait représenter la surprise de l’année. En effet, j’étais assez sceptique sur son développement et je dois avouer qu’il représente une alternative intéressante : elle est disponible dans plus de 2000 stations et son différentiel de prix est encore significatif. Sa part de marché pourrait augmenter au 2ème trimestre si les constructeurs continuent à la promouvoir.

Source : Autoactu.com

Toyota veut développer l’ethanol cellulosique

Jusqu’à présent, le constructeur japonais ne s’intéressait pas vraiment à  la plupart des biocarburants (à l’exception d’une Corolla Flexfuel pour le marché brésilien).

Néanmoins, dans quelques semaines, Toyota travaillera pour développer (à faible coût) l’éthanol cellulosique avec d’autres entreprises japonaises dont Mitsubishi Heavy Industries et Nippon Oil Corp.

Pour réaliser ce projet, Toyota utilisera les déchets végétaux et le bois comme matière première des biocarburants. Le groupe a pour objectif de produire 1,6 million de barils par an et ils espèrent conduire le coût à 70 $ le baril d’ici 2014.

Après l’hybride (Prius), l’électrique (concept car FT-EV), Toyota tente de prendre tous les constructeurs d’avance en produisant des biocarburants de deuxième génération. Une initiative très intéressante qui demontre la réelle volonté du constructeur de produire des véhicules respectueux de l’environnement.